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Féodales de Limoges

Comme je dis toujours :

 "Natura nusquam magis est tota quam in minimis"      

 

 

feodale feodale 2

 

Au départ, ce sont 45 monnaies aisement identifiées comme des immobilisations féodales du denier de Eudes de l'atelier de Limoges : LIMOVICAS CIVIS sur 4 croisette / GRATIA D-I RE sur une croix (Nouchy n°24 p 240) trouvé par notre ami pour une bouchée de pain chez un brocanteur. 1ère datation en fonction de la masse comparée des trésors voisins et l'alteration de légende : fin 11ème, debut 12ème.  Au 2ème coup d'œil : à l'avers, 3 légendes      

18* GRATIA D-I RE, 25* GRATA D-I RE, 2* GRATA rétrograde

En mesurant la longueur du G, on trouve que les GRATIA (Gi) ont le G plus court que les GRATA : c'est logique il y a un I en plus à caser.

Mais surtout on distingue 2 groupes dans les GRATA, des légères à G court (G5), des lourdes à G long (G6) Les rétrograde, lui, s'apparente aux G6

En étudiant le 1er R, devenu I+, on s'aperçoit que Gi a des + indistinctement minces ou grasse. Par contre G5 et G 6 ont des + toujours grasses De plus si la croix du  R oscille entre I+ et IT, G5 tend vers le 1er alors que G 6 tend vers le second

La moyenne angulaire de la position des lettres de légende indique que Gi est plus proche du G5 que de G6.

Ces valeurs d'angles permettent de distinguer au moins 32 coins d'avers sur 45 monnaies, soit un ratio de 1,4

Au revers, la légende est plus homogène. Toutefois les 2 S présentent un cisaillement où le S latin (sur les monnaies GRATIA à l'avers) devient 2 globules en quasi pointillé (sur les monnaies à GRATA à l'avers)

On pourrait discuter de  ce qui relève de la variabilité aléatoire (G et R) et de ce qui relève de la dérive au cours du temps (le S, le GRATIA=> GRATA) par altération du message

Les mesures angulaires donnent au moins 40 coins de revers pour 45 monnaies, soit un indice de 1,12

La différence du nombre de coins entre avers et revers, souvent constatée, est conforme à la différence de force de frappe et d'usure des coins entre le revers battu par le marteau mobile et l'avers posé sur le billot fixe. C'est confirmé par la croix de revers qui transparait toujours sur les croisettes d'avers, et jamais l'inverse. 

Avec quasiment un coin par monnaie, le lot s'apparente plus aux frappes antiques grecques qu'au trésor de Fécamp Cela pourrait s'expliquer par la production abondante de plusieurs ateliers successifs (GRATIA=> GRATA) ou simultanés (G5/G6)

C'est aussi ce que laisserait supposer la corrélation entre le cisaillement S de revers (ordonnée temporelle) et le dipôle I+/IT du R d'avers qui montre après la production de GRATIA, celles de G5 et G6, simultanée, mais divergent de plus en plus au cours du temps.

Y a t-il un historien dans la salle ?   R

Date de dernière mise à jour : 22/01/2013

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